Question d’entrepreneur n°2 posée à 4h18
Pourquoi le web arrive t-il encore aujourd’hui à repousser certaines personnes ? Quelles sont les principales idées négatives préconçues en lien avec l’utilisation d’internet à des fins professionnelles ?
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Le web est univers qui effraie encore, c’est vrai. Pourtant, la toile puise sa substance dans l’échange entre les hommes de tout horizon, de toutes les cultures, pas forcément ethniques, on s’entend.
Le net est une machine lourde, complexe, fragmentée de par le monde entier. Pourtant, cette complexification tend à disparaître quand les branches du net s’approchent de l’utilisateur final. Mais s’il n’a jamais été aussi simple d’installer un CMS, étrangement, la demande d’informations explose.
Si devais faire un parallèle, je dirais qu’installer un CMS c’est comme entrer dans une nouvelle maison, aussi virtuelle soit-elle.
Quand vous souhaitez changer de domicile, plusieurs choix s’offrent à vous. Vous pouvez louer un appartement, acheter une maison, construire ou faire construire cette maison.
Aujourd’hui, une maison, c’est quelque chose d’ancrée dans nos têtes, nous sommes tous capables de décrire une maison : ses murs, ses portes, ses fenêtres, son toit, l’espace intérieur et ainsi de suite.
Pour continuer le parallèle, nous pourrions dire ceci :
Louer un appartement : Avoir un CMS pré installé sur un hébergement mutualisé.
Acheter une maison : Installer soi-même son CMS sur un serveur mutualisé.
Faire construire sa maison : Avoir son propre serveur sur lequel on installe son CMS.
En ce qui concerne l’hébergement mutualisé, pour rester dans la métaphore immobilière, celui-ci serait un HLM. Un immeuble plus ou moins de standing, subdivisé en autant de logement que possible et loués à bas coups.
Un serveur mutualisé, c’est ça : Une machine plus ou moins puissante découpée en morceaux et dont la puissance globale est partagée par l’ensemble des locataires. Et comme dans tout les HLM, on ne fait ce que l’on veut.
Nous le voyons donc, il est possible de rapprocher deux univers très différents pour aider à la compréhension de l’un ou de l’autre. Mais il faut vendre. Et la vente demande de la technique, on crée alors un langage codé, un langage qui va regorger de termes barbares aux oreilles du béotien. Ceci pour créer l’illusion d’acheter un produit haut de gamme, quelque que soit ce que l’on vend. C’est la promesse de vente. La promesse d’un monde meilleur.
Est-ce une réalité ?
Ces techniques de ventes éloignent l’utilisateur du net au lieu de l’en rapprocher. Créant ainsi des barrières bien concrètes entre lui et l’essence de la toile. Ce qui devrait mis à la portée de tous devient un St Graal, un produit. La transformation d’internet en produit est une chose dangereuse, puisque qu’éloignée de l’idée originelle de la toile.
Lorsque le net fût crée, ce fût avant tout pour des questions de partage, d’accès rapide à une information qui se trouvait dans un autre lieu. Le réseau trouvait là toute sa noblesse, son essence. Aujourd’hui, on nous promet des PDF gratuits, des formations hors de prix pour nous expliquer comment vendre. La notion de partage disparaît, arrive la notion de profit, de gain immédiat.
Une vulgarisation du net et de son langage ne veut pas dire la mort du business, mais sans nul doute un meilleur business. Un acheteur qui sait ce qu’il souhaite et pourquoi il le souhaite se plus à même de mieux choisir son prestataire, et rien ne dit qu’il dépensera moins que s’il était béotien. Il sera sans également capable d’apprécier le travail de son prestataire, de le recommander, et ainsi de suite.
Tout ceci est forme un cercle vertueux, loin du plumage en règle qui s’opère avec des sites vous promettant de devenir riche en 7 leçons.
Aujourd’hui, avant même d’arriver sur la toile, une entreprise se trouve en position de défense. Elle se demande de combien elle va se faire plumer, en priant qu’elle puisse au moins avoir un site un tant soit peu correcte et visible.
Là où une PME devrait arriver avec force et convictions, elle se trouve à poil, à la merci d’une poignée de cow-boys qui ont voulu faire du net un nouvel Eldorado. Je grossis le trait, et tout n’est pas à jeter sur la toile. Toutes les entreprises puisant leur bénéfices sur le net ne sont pas non plus des repères d’escrocs.
Pourtant, si la méfiance existe, c’est bien qu’il existe des raisons. Il faut d’une part, informer les clients potentiels, de deux les rassurer, et je n’ai pas dit les prendre pour les pigeons avec un pdf gratuit remplis de lapalissades.
Réponse proposée par Stéphane Briot, retrouvez-le ici sur son site pour tout savoir sur le blogging avec Word Press.